Installations

Mai 2006 / la nuit des Musées

nuit1.jpg
Fête annuelle, 2ème édition.
7 installations vidéo, en binôme avec le vidéaste Richard SKRYZAK, dans les salles du Musées des Beaux-Arts de Valenciennes. Un jeu avec l’accoustique généreuse. Une lecture à deux vitesses : le calme de la contemplation (Richard SKRYZAK) s’oppose parfois à la frénésie des images (Pierre-Jean MOREAU).
colonne.jpg
La colonne de lierre, un "totem végétal" qui occupe le centre de la salle des sculptures, devenue un totem vidéo. 16 moniteurs 14", 1 projecteur 6000 Lumens, 2 lecteurs DVD, 4 enceintes amplifiées, un écran de luxe : la verrière du musée. Cette installation vidéo proposait au spectateur de se plonger dans l’univers des éléments naturels : la foudre, l’eau, le vent se déchainait autour de ce totem végétal. le son complétait la sensation d’une relation naturelle entre le musée et ses alentours.
bougies2.jpg
Les bougies, projection sur "drop", tissu suspendu servant à l’impression des textes lors des expositions temporaires. Cette matière claire a le mérite d’être suffisamment transparente pour laisser passer la vidéo en rétroprojection. Deux approches différentes d’un même symbole souvent utilisé en peinture de genre "vanités", l’installation, caractéristique de notre travail montre l’évolution d’une flamme de bougie, la contemplation, le symbole, le temps, vu par Richard (au ralenti) et par moi (accéléré). L’installation, dans la salle centrale accueilait le regard du visiteur, annonçant le travail en binôme de toute l’exposition.
paysages1.jpg
La salle des paysages, mais aussi des natures mortes et vanités, espace de contemplation. Un cadre dans le cadre vidéo, suspendu dans le noir, laisse entrevoir des extraits d’images de Richard (cartes, bilboquet, tulipe) mises en scène à la manière des "vanités", ralenties en vidéo, entre des captations de paysages au gré de mes promenades. On y retrouve les éléments que le visiteur pouvait observer dans cette salle. Le son en plus. L’écran de projection était disposé de manière à inviter le promeneur à circuler autour de l’écran, des toiles et de se rapprocher de la salle des portraits et de la salle Rubens
portraits1.jpg
La salle des portraits s’est prêtée au jeu du trompe l’oeil. L’installation était disposée de manière à ce qu’à l’entrée de la salle, le visiteur découvre l’alignement de la perspective du musée, des toiles "portraits", mais aussi du sol et des murs, écrans de bien étranges apparitions ? Le musée devenait lui même lieu de projection, dans la projection, montrant le même travail de contemplation, de temps qui passe, de lumière, de matière que dans les autres salles. L’écran est devenu un terrain de jeu pour les enfants, caressant les images et jouant avec les ombres de projection.
rubens.jpg
La salle Rubens, 4 moniteurs plasma, 4 lecteurs DVD, 4 montages…démontages, remontages (???) d"une installation vidéo de Richard, préalablement destinée à un festival. Tournée près d’une abbaye. Cette "nouvelle" installation présente la rencontre de nos deux styles (vidéo et son restaurés et remaniés) avec la magnifique et immense toile du Martyre de St Etienne et l’iconographie de cette époque : le représentation des saints martyres et de leur supplices. Point de mysticisme dans tout ça ! Juste l’opportunité de se présenter notre contribution de vidéaste à cette iconographie.
pater2.jpg
La galerie du XVIIIème siècle est un couloir qui mène au XIXème siècle, nous exposant les oeuvres des peintres Valenciennois… L’installation, simple (1 moniteur au sol) est une restauration puis un remontage – démontage de deux bandes vidéo de Richard grâce au plug-in Final Cut DH_drop Out de la société Digital Heaven. Un bien bel outil pour redonner jeunesse aux vielles bandes U-Matic de la préhistoire de l’art vidéo. Le contenu ? un jeu de dés, un clin d’oeil à cette société galante et à ses distractions si bien décrites par Watteau et Pater. Au XVIIIème siècle, toujours dans cette galerie, le parcours du visiteur se poursuit sur un élément essentiel du musée, présent dans toutes les salles depuis le début de la visite : le parquet. Sa couleur claire participe à la sensation générale de calme et d’espace et de concentration qui règne dans les grands volumes des salles d’exposition. L’installation, aussi simple que celle de la salle des "Watteau" propose une déambulation vue du sol, en contrepoint, un son crispant et l’image d’un tapis de coquillages, échoués sur la plage…image insolite captée un jour de l’an sur les plages du nord…
19eme2.jpg19eme3.jpg
La salle XIXème siécle, une expérience du type "Alice au pays des merveilles…" ? L’effet simple d’une surprise de caméra cachée dans un mirroir déformant, un retour en direct au dos de ce miroir. Un écran du type des salles "portraits" et "paysages" attendait le visiteur à l’entrée de la salle. Puis de l’autre côté de cet écran…la surprise du direct et la frustration (une fois que le système est compris) de ne jamais se voir de l’autre côté en même temps. Effet ludique assuré sur le petits comme sur les grands…

Septembre 1996 / Les deux tours

tours_gp.jpgtours_pl.jpg

Valenciennes, Galerie de l’H du siège
Exposition collective dans le cadre des "ateliers ouverts"- opération du Conseil régional Nord-Pas de Calais

Images tournées lors du Festival d’art vidéo du Lincoln Center de New-York. Simple inversion de point de vue. Deux moniteurs encastrés dans deux tours blanches, sur mur blanc (comme les skyscrapers aux fenêtres mirroir qui se confondent avec le ciel). La vie de cette ville, filmée d’en bas, incompréhensible vue d’en haut. des "moments" de cette ville, vue du bas de l’installation…pas plus compréhensible.

Juin 1993 / Paillasse

paillasse.jpg

Denain, exposition collective – le Moulin SOCOMA
(avec Sylvie HOURIEZ, Tayeb BENAMOU, Gauthier LEROY, Eric CHOISY, …)

Cadre photo, moniteur noir et blanc encastré dans une porte. Installation vidéo ,et sonore : sur l’air célèbre de Paillasse (Opéra de Leoncavllo) chanté par Enrico CARUSO, un autoportrait qui servira également à un des 5 premier vidéo haikus.
Voir l’animation Flash 6.0

Novembre 1992 / Je+Je

esaat_gp.jpg
ESAA, Roubaix. Un lieu, un lien : 80 plasticiens s’en emparent…
Co-réalisation avec Eric CHOISY

Deux moniteurs accrochés de chaque côtés d’une entrée d’école…, une image noir et blanc de basse qualité … Vous pouvez découvrire la vidéo sur lapage des podcasts.